jeudi 8 mai 2008

Eduquons les entreprises

20 palotin, Saint Ti Belot, séide

Les entreprises sont comme des enfants. Elles obéissent à de profonds affects. Elles cherchent à s'approprier tout marché, y compris le marché "vert" ou "responsable", comme un bébé chercherait la possession exclusive de l'amour maternel.

D'où des réflexes primaires, quand surviennent les tendances de consommation plus responsables, comme ceux des fabricants de bagnoles qui cherchent à nous vendre des 4x4 comme des produits écologiques.

Heureusement, les entreprises sont comme les enfants: on peut les éduquer pour les rendre plus responsables; et l'éducation passe parfois par la punition.

C'est pour cette raison que la la Fédération nationale des associations des usagers des transports vient de porter plainte contre le constructeur automobile Saab pour "publicité mensongère".

samedi 19 avril 2008

Encore de la pub pour la bonne cause

27 clinamen, Saint Hure de Chasteté, pénitente

mercredi 9 avril 2008

Plein l'accu

19 clinamen, Saint Barbeau, procureur et Sainte Morue , juste

Voici quelques années, un peu avant l'avènement du puissant ipod, on voyait sur ce film publicitaire une jeune femme gigoter stupidement au son d'une musique fade, puis, la musique s'arrêtant, la blonde hésitait à jeter ses piles à la poubelle.

Se raisonnait-elle, se souvenant qu'une pile contient des métaux lourds qui allaient empoisonner les eaux ou l'air de sa région?

Non, elle se rappelait simplement que la raison de sa panne ne pouvait provenir que de son lecteur CD. Celui-là, également gorgé de métaux lourds, pouvait bien passer à la poubelle, la petite salope en avait tout un stock dans son placard.

Quand les piles auront des jambes, elles iront toutes seules à leur centre de recyclage.

Pendant ce temps, on m'apprend que les OGM sont autorisés en France, mais, qu'on se rassure, "les parcs naturels "peuvent" exclure la culture d'OGM, "avec l'accord unanime des exploitants agricoles concernés". Mais qu'est-ce que ça veut dire? Que dans un cas dérogatoire du droit commun exigé par la protection des sites, on peut exceptionnellement interdire aux agriculteurs de faire ce qu'ils sont d'accord pour ne pas faire? L'UMP vient d'inventer la première loi non-coercitive.

Au concours de lâcheté, ils sont nombreux sur la ligne de départ.

vendredi 28 mars 2008

Maintenant ou à l'heure de notre mort

6 clinamen, Saint Ganymède, professionnel

C'était un soir comme un autre. Ma petite chaloupe m'avait concocté un petit repas italien: carpaccio, risotto, tiramisu. Nous avions dégusté un chablis premier cru, et finissions par une mirabelle, en évoquant divers sujets d'actualité: Fourniret, Verdun, l'horreur pas si loin de nous, la Mort, le sens de la Vie...

Finalement, nous convenions qu'il était bien difficile de donner un sens à sa vie. Aider les autres, rendre la société un peu plus juste, infléchir le cours de l'Histoire... Voilà qui pouvait paraître un projet de vie sensé. Mais au final, tout cela allait-il faire la moindre différence ? Etions-nous encore fondés à penser qu'il nous serait donné de laisser la moindre trace dix, vingt ou cent ans après notre mort ?

Sans illusions sur ce point, fallait-il se raccrocher aux illusions vendues par les religions et autres sectes, vie éternelle, réincarnation ?

Non, il fallait rester modestes. La seule trace que nous pouvions raisonnablement laisser sur cette terre serait la fertilisation qu'y apportera la décomposition de nos corps. De là renaîtront d'autres êtres, et, très humblement, nous participerons au grand cycle de la vie.

Mais dès aujourd'hui, avant que survienne l'heure fatale de notre mort, nous pouvons déjà cultiver la renaissance perpétuelle des essences vitales.

Nous pouvons aller chier dans les bois.

Nous reprîmes alors espoir et avalâmes une nouvelle rasade de mirabelle.

jeudi 28 février 2008

Chronique des fonds de frigo suite : la soupe aux choux

6 pédale, Vers Belges

Le chou est d’autant plus un légume d’hiver qu’il se conserve au bas du frigo autant de temps qu’il faut pour épuiser auparavant tous les légumes de saison.

C’est donc après de longues semaines que je me suis décidé à la couper, cette tête de chou, afin d’en faire l’épine dorsale d’une soupe tout-venant.

Débitée en feuilles, blanchie pour lui faire perdre son acidité gazogène, la tête a rejoint dans la cocotte quelques oignons qui brunissaient gentiment. Les fanes des radis mangés le midi même ne gâteraient rien. Enfin, des patates pour lier le tout et un demi-pot de crème pour arrondir les angles, et j’avais de quoi caler au chaud cette longue soirée de fin d’hiver. Régal.

mardi 26 février 2008

La diète occitane

5 pédale, Saint Ouducul, trouvère

Je m’en viens du pays cathare, terre de surprenants contrastes.

Comme on pouvait s’y attendre, nous y avons trouvé cette admirable gastronomie qui repose entièrement sur un lac de graisse de canard. Comme nous l’escomptions, nous avons donc enchaîné, au déjeuner comme au dîner, de succulents plats en sauce : lapin au lard, cassoulet, coq au vin…

Bien sûr, afin de dissoudre dans de sains efforts ces flots de lipides, nous avons occupé les intervalles entre deux repas à des randonnées à la découverte des châteaux cathares et d’autres splendeurs de cette région.

Le soir venu, nous trouvâmes le repos dans les nombreux gîtes d’étape des environs. C’est là, principalement, que nous avons découvert sa seconde culture.

Dans ces fermes désertées depuis longtemps par le laborieux paysan occitan se sont implantées, en nombre considérable, de nouvelles races : le hippie, le mystique, le new-age, le macrobiotique, le marginal, l’écologiste…

Nous nous trouvâmes donc autour d’une table rustique à faire mijoter une viande en compagnie d’une dizaine de dames dans la force de l’âge qui, au cours d’un «stage chamanique», pratiquaient la diète.

Alors que nous nous étions préparé d’abondantes salades, un coq au vin, des fromages de Pyrénées affinés à point et un armagnac digestif, nos colocataires ne s’autorisaient durant six jours que carottes, courgettes et galettes de riz.

Partagés entre esprit de provocation et embarras, nous n’arrivâmes pas à déterminer qui détenait la vérité.

La question, cependant, ne nous empêcha pas de dormir.



dimanche 20 janvier 2008

Les frémissements de l'hiver

23 décervelage, Saint Tank, animal

Au fil du marché, de semaine en semaine, j'aime détecter les frémissements des saisons. En l'occurence, il serait prématuré de dire qu'on peut percevoir des signes avant-coureurs du printemps. Cependant, à y regarder de très près, on sent que l'hiver n'est pas une morte saison comme on voudrait bien le croire. A son stade réputé le plus rude, la nature est toujours en mouvement; ou du moins, elle frémit.

Ainsi, primevères et narcisses sont déjà sur l'étalage du fleuriste.

Sur ce petit marché de la proche banlieue parisienne, une maraîchère tient depuis quarante ans son petit stand où elle mêle des fruits ardéchois à quelques légumes de sa propre production. Septuagénaire, le cheveu mis en plis, elle calcule toutes ses additions à la main. Les petits bouts de papier griffonnés constellent ses cageots. Quand on lui parle, elle confie à regret que la moyenne d'âge de ses clients augmente désespérément, que les jeunes préfèrent le supermarché...

Ils ont bien tort, car ils ratent le premier pissenlit de l'année. La dame a en a cueilli elle-même les petites pousses encore tendres. Amis, c'est maintenant le moment où vous pouvez faire mollir les oeufs et suer les lardons. C'est le moment de déguster une excellente salade du milieu de l'hiver.


(Clique)

dimanche 13 janvier 2008

Chronique du fond du frigo

16 décervelage, Saint Mauvais, sujet

Pour deux euros, on trouve deux maquereaux sur n'importe quel marché. Un poisson qui présente le triple avantage, outre d'être bon marché, d'être savoureux et de ne pas faire partie des nombreuses espèces marines menacées.

L'ami Kerguelen m'avait recommandé la cuisson en papillotte. Il ne manquait qu'à dresser l'état des lieux de mon réfrigérateur: une carotte, un citron, de la moutarde à l'ancienne, une branche de cèleri, un vieux restant de tzipouro (un alcool du Nord de la Grèce - faute de vin blanc), de l'ail, de la crème.

C'était largement assez pour tenir compagnie à nos deux petits amis le temps d'un séjour de vingt minutes.



dimanche 6 janvier 2008

Bijoux de famille

7 décervelage, Saints Forçats, pollorcètes

A l'apéritif ou en entrée sur un lit de salade, étonnez vos amis avec les bijoux de coq, une spécialité auvergnate raffinée.



dimanche 16 décembre 2007

Réponse à tout

14 sable, Don Quichotte, champion du monde

Quand L'Ecclésiaste est perplexe, Yahoo résoud la question.



Il n'y a pas de problème, il n'y a que des solutions. C'est beau comme du Sarkozy.

jeudi 13 décembre 2007

Joie

12 sable, Sainte Choupe, mère de famille

Comme chaque année, Noël offre une occasion de se réjouir.




mardi 11 décembre 2007

Un peu de fraîcheur

9 sable, Saint Sagouin, homme d'Etat



mercredi 5 décembre 2007

Un nouveau décor pour ma boîte à lettres

5 sable, Sainte Savate, avocate


(image fouinée sur le blog chti et picard)

lundi 3 décembre 2007

Mon Kyoto à moi

3 sable, Saint Phlegmon, doctrinaire

Alors que le monde se réunit à Bali pour négocier des tonnes de carbone, les glaciers fondent, les rivières risquent de s'assécher, les mers de monter... On a tous l'impression de connaître le scénario-catastrophe, mais il se trouve qu'il est de plus en plus probable qu'il soit réellement catastrophique.

Melfrid a donc décidé de passer à la vitesse supérieure et de décréter son petit Kyoto personnel:
- Baisse du chauffe-eau de 80°C à 50°C, ce qui aura pour conséquence de cesser de m'ébouillanter chaque fois que je veux faire la vaisselle.
- Installation d'ampoules à basse consommation d'énergie, même si elles me donnent une impression de pénombre chez moi.
- Refus de l'avion pour mes petites vacances personnelles, et compensation carbone en cas de nécessité.
- Utilisation systématique du vélocipède pour tous mes déplacements urbains.
- Extinction systématique des appareils inutilisés à l'aide de prises multiples à interrupteur.
- Consommation d'un maximum de produits frais locaux et de saison.
- Diminution, à regret, de ma consommation de viande.
- Lobbying actif auprès de mes petits collègues afin d'appliquer ces mesures au bureau.
Des idées pour allonger cette liste ?

mardi 6 novembre 2007

Crise d'existence

4 as, Saint Cravan, boxeur

Il y a 446 billets dans le blogue Melfrid (447 avec celui-ci qui ne sert à rien).

Parfois, je me dis qu'il faudrait que j'y remette de l'ordre: créer un habillage moins laid que celui-ci, mettre à jour le CMS, mieux classer en rubriques, poster davantage, être plus original, cultiver des liens avec d'autres...

D'autres fois, je me dis plutôt que je devrais décoller le nez de mon écran.